Concept Store Gallery

des galeries d'art pas comme les autres

100 x 80 cm
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D’Almeida

De son travail, D’ALMEIDA dit bien volontiers qu’il célèbre l’amour et la séduction. Le corps féminin aussi, qui est omniprésent dans son œuvre. C’est ainsi qu’elle le décline en autant de poses lascives, prenant pour modèles des photographies glanées sur Internet ou prises par elle-même. Mais loin de se contenter de les recopier fidèlement, et consciente sans doute du risque de tomber dans le cliché, l’impersonnel, comme de produire des images désincarnées, D’ALMEIDA les transfigure par la couleur. S’affranchissant de tout naturalisme, elle fait alors de ces seins, ces ventres et de ces fesses des explosions de couleurs. C’est alors que ces corps vibrent d’une succession de touches colorées et reprennent chair sous le pinceau de l’artiste.

Une œuvre riche en couleurs qui exalte la peinture acrylique avec laquelle D’ALMEIDA sait varier les effets de matière, alternant opacité et transparence, et qui associe le support à cette entreprise de carnation du cliché original. C’est ainsi qu’elle peint sur des accumulations de papiers, allant de la diaphanéité du papier de soie à l’épaisseur du carton. Un choix qui s’inspire du palimpseste, cette technique qui consistait au Moyen-Âge à désencrer un parchemin pour y réécrire de nouveaux textes. La peintre réutilise donc elle aussi des papiers sur lesquels sont parfois encore visibles quelques mots pour y réécrire la sensualité féminine.

Une façon pour elle de célébrer l’amour qui est très loin d’être sage comme une image, mais sait se faire doux et brutal, lumineux et ombrageux, précieux et vulgaire, sacré et profane.

Bertrand Naivin